Le Commissaire aux Affaires sociales et représentant du président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mme Amira al-Fadel, a appelé lundi 3 avril 2017 à Khartoum, à faire des efforts pour lutter contre le terrorisme et le mercenariat qui constituent un obstacle pour la   paix et la stabilité en Afrique. « Les mercenaires représentent un obstacle pour la paix et la stabilité en   Afrique », a déclaré Mme al -Fadel à l’ouverture d’un atelier régional de CISSA (Comité des services de renseignements et de sécurités africains) sur « le phénomène du mercenariat, les combattants terroristes étrangers, et les organisations hors-la-loi, et leur impact négatif sur la sécurité et la   stabilité en Afrique », appelant toutes les organisations en Afrique à « œuvrer pour lutter contre le phénomène ». « Il existe un mécanisme africain chargé de combattre et de traiter les   développements liés au phénomène du mercenariat en plus du programme de l’UA à mettre en œuvre au cours des dix prochaines années pour lutter contre les conflits qui sont faits par des armes légères », a-t-elle indiqué.

Ont pris part à cet atelier organisé avec le service national de sécurité soudanais, des responsables de la sécurité et du renseignement d’une trentaine de pays africains. « Des mercenaires, des combattants terroristes étrangers et des organisations hors-la-loi forment le triangle de l’horreur en Afrique », a déclaré Mohamed Atta, le chef du service national du renseignement et de la sécurité soudanais (NISS) à l’ouverture d’une conférence de trois jours   dans la capitale soudanaise.  Ces trois éléments ont contribué à « polariser les sociétés à travers l’Afrique », a déclaré M. Atta lors de cette réunion, à laquelle ont notamment assisté des représentants du Rwanda, de l’Ouganda, de l’Ethiopie,   de l’Egypte et de l’Afrique du Sud.

Selon un haut responsable de la sécurité présent à la conférence, des milliers de jeunes Africains ayant rejoint des organisations terroristes comme l’autoproclamé « Etat islamique » (EI/Daech) représentent désormais une menace réelle pour leur pays d’origine. « Environ 20 à 40 % des combattants terroristes étrangers retournent dans leurs pays d’origine depuis l’Irak, la Syrie ou ailleurs » après avoir combattu pour l’EI, a déclaré Shimeles Semayat, secrétaire exécutif du   Comité africain des services de renseignement et de sécurité basé à Abuja (Nigeria), qui appuie l’Union africaine en matière de sécurité.

Nombre de ces combattants possèdent des passeports occidentaux ou étrangers qui leur permettent de voyager facilement en Afrique, a-t-il relevé.  Des rapports de renseignement indiquent que de nombreux combattants se rendent au Mali, au Niger, au Tchad et au Burkina Faso, a-t-il ajouté, assurant que « ces pays deviennent des priorités de l’EI ».  Des dizaines de jeunes soudanais se battent dans les rangs de l’EI en   Libye et en Irak, estiment des responsables. Des médias locaux ont signalé la mort de plusieurs d’entre-eux, dont beaucoup d’étudiants.

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