La Ligue des Ulémas, prédicateurs et Imams des pays du Sahel dont la première Assemblée générale s’est tenue mardi au Haut Conseil islamique (HCI) à Alger, a pu s’imposer en tant qu’institution   référentielle en matière de lutte contre le radicalisme et l’extrémisme   violent dans la région.  Dans le cadre du programme de la première Assemblée générale, les membres  de la ligue vont passer en revue mardi le bilan des activités durant la période précédente, lequel comporte cinq ateliers régionaux qualifiés de réussis, outre les activités croissantes des membres de la ligue tant dans leur Etats que dans la région.

Le bilan de l’action de la Ligue, créée en 2013 en Algérie, indique que cette structure « a pu s’imposer en tant qu’institution référentielle en matière de lutte contre le radicalisme et l’extrémisme violent dans la région du Sahel. Vu l’importance de la Ligue et son rôle dans la préservation de la stabilité dans la région, ses membres ont reçu plusieurs invitations par des structures régionales et continentales en l’occurrence des experts en matière de lutte contre l’extrémisme, et ce pour bénéficier de leur contribution dans la pensée pour mettre en place une stratégie de travail   susceptible de faire obstacle à la propagation d’idéologies extrémistes.

La ligue œuvre également à la concrétisation d’un ensemble de buts dont la concrétisation de la modération en Islam, le rejet de la violence, de l’extrémisme et de la radicalisation et la défense de l’image de l’Islam, ainsi que la promotion de la culture de la paix et du dialogue et la concrétisation de la cohésion sociale dans la région. D’autres activités de la Ligue ont pour but de promouvoir la prise de conscience et de protéger la région du danger de la scission et du   fourvoiement, œuvrer à la réunification et à la coordination des positions entre structures et établissements islamiques prédicateurs, scientifiques et culturelles sur les questions de la nation.

La ligue a organisé durant les quatre dernières années cinq ateliers régionaux ayant porté leurs fruits dont trois en Algérie et deux au Sénégal et au Tchad ayant porté sur plusieurs thèmes liés à la lutte contre les idéologies extrémistes, ce qui a grandement contribué au renforcement des valeurs de tolérance et de dialogue et au rejet de la violence et de   l’extrémisme », ont indiqué les responsables de la ligue.

Le dernier atelier organisé à Ndjamena (Tchad) sous le thème « Le rôle des leaders religieux de la région du Sahel dans la protection des jeunes contre l`extrémisme violent », les participants ont convenu de l’importance du renouvellement du discours religieux pour faire face aux tentatives   visant à récupérer des jeunes et les verser vers l’extrémisme, soulignant l’importance de la formation des imams aux nouvelles techniques d’information et de communication.

La Déclaration de N’djamena ayant sanctionné les travaux du cinquième atelier a mis l’accent sur l’importance de la mise en œuvre de programmes destinés aux jeunes portant sur les domaines culturel et religieux en vue de « combler le déficit en matière de connaissance et contenir les   tentatives d’endoctrinement des tenants de la pensée terroriste ». Les participants ont convenu également de la nécessité de « placer les jeunes de la région parmi les priorités en vue de les protéger des groupes terroristes extrémistes ».

La Déclaration de Dakar ayant sanctionné les travaux du quatrième atelier organisé en mai 2016 dans la capitale sénégalaise, a souligné la nécessité d’adopter une politique d’anticipation qui prévoit l’étude des fondements des idéologies extrémistes et la mise en place d’un contre-discours qui   protège les pays de la région contre l’extrémisme et le terrorisme.  Dans la Déclaration d’Alger de 2015, les membres de la Ligue ont plaidé pour l’activation du rôle de la femme africaine intellectuelle dans   l’orientation religieuse saine, la contribution à l’éradication du   phénomène de l’extrémisme et le renforcement du rôle des guides religieux   dans la lutte contre l’extrémisme violent.  La Ligue des ulémas du Sahel compte des représentants des pays de la région, à savoir, l’Algérie, la Mauritanie, le Mali, le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad outre la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la   République de Guinée en tant que pays observateurs dans le cadre du processus de Nouakchott

APS du 22/03 /2017

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s