Gravement atteint lors d’un raid aérien franco-américain le 15 novembre dernier dans la ville libyenne de Sabha où il se trouvait, le chef du groupe terroriste Al-Mourabitoun, Mokhtar Belmokhtar, est, selon le site The New Arab, mort des suites de ses blessures.

Citant des sources sécuritaires, The New Arab mentionne que le chef terroriste traqué par tous les services secrets de la région depuis plusieurs années aurait été enterré le 25 novembre dernier à Oubari, une ville située dans le sud-ouest du désert libyen. Le membre influent d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) était, précise-t-on, à Sabha pour acheter des armes grâce à une rançon payée pour la libération d’un ressortissant canadien et deux Italiens enlevés en Libye en septembre dernier. The New arab ajoute que deux des partisans de Belmokhtar seraient morts au lendemain du raid franco-américain. Il s’agit de Abou Talha Al-Libi, présenté par les services de renseignement de la région comme étant le chef de la brigade Al-Furqan, également connue sous le nom de brigade Al-Qods, et Zeydoun Tergui, alias Yahia Jouadi, 55 ans.

Souffrant de diabète depuis de nombreuses années, Mokhtar Belmokhtar a été grièvement blessé dans l’attaque franco-américaine. Il aurait néanmoins survécu assez longtemps pour être transporté entre le 20 et le 24 novembre à Oubari où il serait mort. Son groupe l’a enterré à l’extérieur de l’oasis touarègue, aurait confirmé sa femme.

Mokhtar Belmokhtar avait échappé à de nombreuses tentatives d’élimination des forces spéciales américaines et françaises. Sa mort avait été annoncée plusieurs fois. Cependant, il finissait toujours par réapparaître et commettre de nouveaux attentats sanglants. Surnommé tantôt le «borgne » et tantôt l’«insaisissable», Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abu Al-Abbas, est né le 1er juin 1972 dans la province algérienne de Ghardaïa, à 600 km au sud d’Alger.

En 1989, il s’est rendu en Afghanistan pour combattre les Soviétiques aux côtés des Talibans et recevoir une formation avec les «moudjahidine» soutenus par les Etats-Unis. A son retour en Algérie, il deviendra l’un des principaux chefs d’Aqmi après avoir fréquenté les rangs du GIA et du GSPC et commis de nombreux assassinats. En 2007, un tribunal algérien le condamne par contumace à mort.

En août 2013, son groupe, Al-Mulathamun (Les Enturbannés) qu’il a créé après avoir quitté Aqmi, fusionne avec le Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO). Cette fusion donne Al-Mourabitoun (Les Sentinelles). C’est Al-Mourabitoun qui a mené en 2013 l’attaque contre le site gazier algérien de Tiguentourine, à In Amenas. L’attaque avait fait 40 morts. En 2015, le chef terroriste fait à nouveau allégeance à Aqmi. Des spécialistes des groupes terroristes pensent que Mokhtar Belmokhtar pourrait être remplacé par Ben Tahar Houcine, âgé de 45 ans, à la tête de la brigade d’Aqmi en charge du Sahel.

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