Au terme de la conférence PNDES à Paris, le Burkina a annoncé avoir reçu 16 milliards d’intentions de financement de la part des entreprises du secteur privé. Une somme très importante, mais sur laquelle très peu de détails ont été donnés.

Après avoir récolté un peu plus de 12 milliards d’euros de promesses de dons des bailleurs internationaux, le Burkina Faso a annoncé dans un communiqué avoir reçu 16 milliards d’euros d’intentions de financement du secteur privé destinés à son Plan national de développement économique et social (PNDES), adopté en mai et qui court jusqu’en 2020.

L’annonce en a été faite au terme de la deuxième journée de conférence qui se tenait à Paris ce 8 décembre et à laquelle participaient 800 investisseurs, selon les organisateurs. La somme est très importante puisqu’elle représente environ huit fois les investissements directs étrangers reçus par le pays de 2006 à 2015. Mais il sera difficile d’en surveiller précisément la mise en œuvre, puisque la liste précise des investisseurs et des projets financés, demandée par Jeune Afrique, n’a pas été dévoilée.

Le financement du secteur privé est concentré sur 80 projets dont quelques emblématiques tels que la construction de l’autoroute Ouagadougou-Yamousoukro en Côte d’Ivoire (coût estimé à 300 millions d’euros), celle des pipelines Bolgatanga-Ouagadougou et Ferkéssédougou-Ouagadougou (700 millions d’euros) ou encore celle du barrage hydroagricole et hydroélectrique de Ouessa, dans le sud-ouest du pays (544 millions d’euros).

Mais aussi la construction du centre hospitalier universitaire de Bobo-Dioulasso (118 millions d’euros), dans le sud-ouest du pays, et d’un pôle de croissance à Bagré (88 millions d’euros), dans le sud du Burkina. Parmi ses autres projets, le PNDES prévoit également la construction de 45 centres de formation professionnelle et de 13 lycées scientifiques.

Transformer l’économie

Le coût global de la mise en œuvre du PNDES est évalué à près de 23,5 milliards d’euros, dont 15 milliards d’euros financés par l’Etat. Le 7 décembre, au terme de la première journée de conférence des bailleurs de fonds, le Burkina s’est vu promettre 12,2 milliards d’euros de promesses de dons de la part des institutions internationales telles que le FMI.

L’objectif du PNDES est de concrétiser le programme présidentiel de Roch Marc Christian Kaboré et d’œuvrer à la transformation structurelle de l’économie. Le but d’ici quatre ans est d’atteindre un taux de croissance moyen de 7,7%.

Pour le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba, il s’agit d’ « opérer la transformation structurelle de l’économie, moderniser l’administration, former une masse critique de compétences et créer 50 000 emplois par an ».

Ce « New Deal », comme l’a présenté la ministre de l’Économie, Rosine Coulibaly, entend mettre l’accent sur la rapidité d’exécution des projets. Il propose également de renforcer les liens entre l’agriculture traditionnelle et l’agro-industrie en vue de transformer davantage les produits locaux.

Le PNDES table sur une hypothèse de croissance moyenne de +7, 3 % sur la période 2016-2019 – qui renouerait avec ses niveaux de 2010 à 2012 -, après avoir sensiblement pâti de la crise politique de 2014, à +4% de croissance cette année-là, et alors que le taux s’était déjà sensiblement contracté en 2013 à +3,6%, selon les chiffres de la Banque mondiale.

In Jeune Afrique du 9 décembre 2016

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